Daniel Pennac- Au bonheur des ogres

Je déteste

* Le matin.
* Passer trois heures à essayer de mettre des chaussures dont les lacets sont trop serrés.
* Le métro.
* Ne plus savoir où j'ai posé une objet que j'avais dans la main deux seconde avant.
* M'acharner à essayer d'enlever mes lentilles alors que je ne les aie pas.
* Les weeks-end pluvieux
* Porter des pulls qui grattent.
* Etre obligée de faire la bise à des gens que je ne connais pas et qui sentent mauvais

J'aime
* Porter un long t-shirt sans rien en dessous.
* Marcher pieds nus sur une plage & en général.
* Toucher ceux que j'aime. Etre touchée par eux.
* Réussir, se venger. Prendre des risques, s'en sortir
* Le sport jusqu'à épuisement.
* L'amour tout chaud& le désir
* Être sous sa couverture et entendre la pluie tomber dehors.
* Réussir les défis

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 13:00

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:31

Louis sepùlveda- Le vieux qui lisait des romans d'amour

 Louis sepùlveda- Le vieux qui lisait des romans d'amour


Se dire que ce ne sont rien que des mots, des simples mots, sans rien derriére. Surtout, s'en convaincre

Des mots, des mots... Toujours des mots...il faut se méfier des mots.




Ici il fait triste, il fait déprimé, il fait con. Ici il fait pas bon vivre, il fait même enrhumé. Et pourtant bizarrement, je m'sens bien. J'me sens bien sous la pluie de mépris, d'indifférence, de tristesse, de jalousie qui s'abat quotidiennement sur ma tête. J'me sens bien dans la mesure ou quand je rentre chez moi, y'a une guitare qui m'attends ou gratter lentement toute la noirceur qu'on m'à envoyé durant le jour, et tout s'en va. Je me sens bien.

"S'en aller, main dans la main
S'en aller, suivre des lueurs
Oublier qu'ici on n'est rien
Oublier qu'ici c'est la peur
S'aimer sur le toit des buildings
Tendre le pouce à des Boeings... "

# Posté le mardi 02 décembre 2008 12:58

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:33

Capitale de la douleur- Eluard

 Capitale de la douleur- Eluard

"Pauvre misérable,

Evidemment que j'ai mal. Arrête de poser des questions à la con. De toute façon, moi j'aime pas les gens. Il savent qu'être débilement niais quand ils sont joyeux et se croient lucide quand il sombrent cyniquement dans la dépression. Ils m'emmerdent les gens. Et non j't'aime pas, j't'aime plus. J'veux plus d'amitié, plus d'amour; plus rien. On est toujours déçu. J'fini par comprendre l'autre abruti, qui s'est transformé en framboisier pour fuir votre écoeurant manque de coeur. J'vais même aller l'arroser.

La vérité c'est que je suis triste. Trés triste même. Un peu misérable moi aussi. Mais la tristesse je la transforme en colére& je me relève toujours. Tu vas voir un peu, qu'elle va pas rester longtemps à genoux, la petite blonde que tu croyais bousiller dans son coeur& dans sa fierté. Tu vas voir que mon petit monde va vite se re-régler sagement, faire tic-tac sans toi. Maintenant que j'ai compris. Maintenant que je vais lacher l'affaire, pour de bon.

Oh évidemment ce sera pas simple. Je tenais beaucoup à toi. J'étais même à deux doigts de... Mais n'en parlons plus c'est du passé. T'es qu'un de ces gens de plus maintenant. De ceux qui hantent vaguement les rues de ma vie. Tu verras, mon rôle je vais le jouer tellement bien que tu reviendras. Tu te diras d'un coup "mais au fait, elle me manque". T'auras besoin de moi, mais ce sera trop tard figure toi. C'est pas par cruauté que je t'enverrais te faire mettre, c'est juste pour que tu retienne bien la leçon. Que tu piges, que les choses précieuse quand on les balance, on les casse. Que tu grandisses un peu. Et surtout, oui surtout que tu refasses pas la même erreur, que tu brises pas une autre que moi par la suite.

Tu ne vaux même pas les injures que j'ai envie de t'écrire. Tu n'es rien. Tu es mon rien, maintenant. Mon rien que j'aimais tant. Je ne regrette pas tout ce que j'ai pu te dire. Je le pensais. Ce que je regrette c'est d'avoir mis si longtemps à comprendre la vérité. Si longtemps pour comprendre ce que tu étais vraiment. Allez va, te voilà libre, cours à tes occupations à tes plaisirs, je te libére de ma presence. Au fond je crois que je ne t'en veux déjà plus. Tu ne te rendras pas compte tout de suite que je ne suis plus là. Ca prendra peut-être un mois, ou deux. Et puis tu réaliseras.

C'est à partir de cette prise de conscience de l'absence d'un être qu'on croyait si peu important qu'on connait vraiment la souffrance. Je sais de quoi je parle. J'ai connu cela.

Et maintenant, je te laisse, si ton monde te suffit, et je te le souhaite, tant mieux pour toi.

Bye Bye, j'vais chercher mon arrosoir. "


# Posté le dimanche 30 novembre 2008 10:26

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:34

Mathilda- Roald Dalh

Mathilda- Roald Dalh

"Cher personne, cher être inexistant,

La solitude me brise, jour aprés jour, semaines aprés semaines. Je cotoie des gens sans jamais réellement rentrer dans leur vie, j'ignore tout de ce que leurs vies, leurs sentiments. Quand je tente de communiquer, je suis entourée d'indifférence. Et à quoi bon leur exprimer ce desarroi ? J'ai compris que ça ne marcherait jamais, que ni moi ni eux ne pourrions changer. Alors je parle de moi, pour meubler& que personne n'entende le son d'un coeur qui s'émiette.

Eux ils ont cette chance de se suffire à eux même, de pouvoir se créer une vie sans l'aide de personne, une vie qui leur convient, tandis que j'ai besoin d'eux, au point que la vie sans partage me paraît inexistante . Je me renferme, me remplit de frustration, de déception envers moi- même. Mais quelle besoin ai-je donc d'avoir besoin d'aimer ? Toi qui n'existe pas, sans doute peux tu me comprendre, cette solitude me rend méchant et égoiste. Je n'ai plus personne, plus rien à quoi m'accrocher. J'ai plus envie d'affronter leurs regards lointains. J'en deviens fou, fou de ne pas pouvoir donner, fou de m'accrocher desespérement à des rares bribes de confiances, fou de sentir qu'on est seuls à plusieurs, qu'on s'aime pourtant, mais que ça ne marche pas... J'ai l'nez dans la poussiére, je la bouffe, en silence peu importe & la classe je m'en tape, je préférerais crever entouré que crever digne. Le warrior n'en est pas un, il vous emmerde.

Besoin de quelq'un. A qui donner tout ce que j'ai sur le coeur. Qui ne me restreindrait pas, ne serait pas trop sérieux. Quelqu'un à appeler & quand tout serait moche, quelqu'un que je pourrais toucher, serrer contre moi sans qu'il se raidisse. Quelqu'un de pas trop accroché à lui même, à son égo, quelqu'un de pas jaloux, quelqu'un chez qui je me réfugierait comme si j'y avait toujours vécu. A qui j'ouvrirais ma porte tout grand. Quelqu'un qui m'apprendrais, m'interesserait à ce qui l'interesse. Je l'ai dans la tête cet ami là, mais comme en flou & il me manque terriblement ... Je l'attends, j'attends son sourire pour avoir le courage de me lever chaque matin et chasser dans mon coeur tout ce que j'y ai de sale. Je te donnerais tout, je sais donner. J'ai de l'amour, plein d'amour à en étouffer. J'ai juste besoin de partager, c'est pour cela aussi que j'ai tant besoin de toi, toi que je n'ai pas. Besoin d'un ami qui aurait aussi besoin de moi.

Je créve de me sentir chaque jour un petit peu rejeté. Je me sens marginal, sous-doué des relations humaines. Pourquoi suis je incapable de me contenter de ce dont ils se contentent ? C'est inhabituel, un jeune homme comme moi ayant besoin de tant d'affection. Diagnoctic : trop sensible, à soigner d'urgence disent les toubibs. Mais j'en veux pas des toubibs. Je m'enfonce dans mon malheur, cette solitude salée, qui me ravage tandis que le monde m'écoeure. Je vomis mes peurs qui se mêlent a des larmes et ses violents soubresauts que chacun redoute. Je vomis pour de bon, pour etre vide, pour être propre, épuise. Ne plus penser à rien.

J'ai juste besoin d'accrocher mon coeur quelquepart.


PS: Je suis dans la salle d'opération... J'ai accepté que les toubibs me soignent. J'espére que tu me pardonneras, mais je n'en peux plus. J'ai un peu peur de ce que je vais devenir, cette lettre je la pose sur ma table de chevet... Au cas où plus tard (rop tard) on chercherais à me lire, à me comprendre. Tu sais ce que j'ai choisi d'être ? Je suis sûre que ça te plairait à toi que je ne connaitrai jamais... C'est impressionant ce qu'on peut faire avec la technologie de maintenant.J'ai choisi de devenir un framboisier, pour donner des fruits. Si tu passes un jour dans mon jardin, m'arroseras tu ? Moi, je ne crois pas..."

# Posté le lundi 24 novembre 2008 11:19

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:36

Croc blanc- Jack London

Croc blanc- Jack London

La vie est tout en limites, tout en étapes. Tu franchis ces limites, tu passes ces étapes en te disant, "je suis jeune, j'ai la vie pour m'assagir, allons connaitre l'inconnu". Tu te dis juste cela, plus ou moins consciemment.

Le probleme c'est qu'on revient rarement en arriere &le gout du risque ne s'oublie pas, ses conséquences non plus. Il y'a des plaisirs qui te marquent à vie, que tu traines ensuite derrière toi. Ta faiblesse, ton addiction.Vient le moment ou tu penses simplement "ah si seulement j'avais su". Je ne parle pas seulement de drogue, mais de maniére de penser, d'erreur grisantes.

Les limites sont des lignes d'arrivées qu'on brise en franchissant. Même si on les recolle, passer est toujours trop simple. Parfois je me demande si il y'a de "bonnes" limites et de "mauvaise" limites. Un peu manichéen, mais pourquoi pas? Est-ce que le degout seul est à même de construire des limites solides ? Je ne dirais pas infranchissable, rien n'est reellement infranchissable...

J'ai titubé dans la rue, ivre de bonheur, ebouriffée, secouée jusqu'au fond de mes tripes et à hurler mon plaisir de vivre seule sous la pluie. En accord avec ce que j'ai de plus sauvage, de plus primaire, de plus bestial & de plus passioné. En accord avec ce "moi" que j'aime tant, quand je m'engouffre dans mes erreurs, dans mes envies. Ces scénes que personne ne connait, ces moments qui m'appartiennent m'ont apportés des décharges pures de vie, des frissons d'extases inoubliables. Et m'ont détruit par la suite.

Alors la vie la vraie, consiste t'elle à cramer toutes ses barriére,à bouffer de l'espace, ou à s'y tenir et rester capable de se respecter, d'être digne et de se regarder dans le miroir?

# Posté le dimanche 22 juin 2008 20:56

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:38

Sobibor- Jean Molla

Sobibor- Jean Molla

Dis moi l'as tu senti aussi
Plusieurs fois
Ce simple fil qui s'est contruit
De toi à moi ?
Il y'a bien cette chose
Qui nous unit
C'pas venu comme ça,
On a appris
Appris à s'apprendre
Appris à s'comprendre
Appris à s'éprendre
A l'overdose
Alleluïa
A la bolognaise
A la carbonara
J'ai faim [de toi]

Fourchette- Impromptu écrit le 12/06/08


C'est pas tout ça mais on va pas se prendre au sérieux tout le temps hein. Non mais.

# Posté le jeudi 13 novembre 2008 16:24

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:39

Le petit prince- Saint Exupéry

Le petit prince- Saint Exupéry

Je pourrais dire ce que je veux, ça ne changerais rien. Je ne te reconnais plus, dans ces moments là tu n'est qu'un dangereux inconnu. Dans ces moment là c'est une petite conne qui te parle à ma place, parce-que moi je me déconnecte, je ne sais plus quoi dire, alors elle parle, elle parle et elle empire la situation et elle s'emmele et tu me hais, tu hais le monde entier.

Dans ces moments là, c'est juste une envie de tout casser qui te transperce le coeur, enfin je pense. Dans ces moments là je voudrais savoir, je voudrais te tendre des bibelots que tu jetterais contre les murs, je voudrais te donner des mots à déchirer, te tendre ta guitare que tu joues à nous arracher les oreilles, te tendre ma main que tu la mordes si c'est ce dont tu as besoin. Mais dans ces moments là, tu vois on est tous des petits cons, alors on te parle de raison parce-qu'on à pas les bons mots, parce-que c'est plus raisonnable.

Voilà, tout ça pour te dire que. Je suis sûre que tu comprendras que y'a rien à comprendre. J'ai toujours eue du mal à m'exprimer, parce-que c'est pas parce-qu'on sait sortir des phrases en toc qu'elles veulent dire quelquechose. Tu sais quoi, si t'as envie de tout casser, et bien casse. C'est toujours mieux que de baisser les bras& aprés tout, rien n'est irremplaçable...

"- Et tu crois, toi, que les fleurs...
- Mais non ! Mais non ! Je ne crois rien ! J'ai répondu n'importe quoi. Je m'occupe, moi, de choses sérieuses !
Il me regarda stupéfiait.
- De choses sérieuses !
Il me voyait, mon marteau à la main, et les doigts noirs de cambouis, penché sur un objet qui lui semblait très laid.
- Tu parles comme les grandes personnes !
Ça me fit un peu honte. Mais, impitoyable, il ajouta :
- Tu confonds tout... tu mélanges tout !
Il était vraiment très irrité. Il secouait au vent des cheveux tout dorés :
- Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n'a jamais respiré une fleur. Il n'a jamais regardé une étoile. Il n'a jamais aimé personne. Il n'a jamais rien fait d'autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi : "Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !" et ça le fait gonfler d'orgueil. Mais ce n'est pas un homme, c'est un champignon !
- Un quoi ?
- Un champignon !
Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.
- Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !
Il rougit, puis reprit :
- Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : Ma fleur est là quelque part... Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient ! Et ce n'est pas important ça !
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. J'avais lâché mes outils. Je me moquais bien de mon marteau, de mon boulon, de la soif et de la mort. Il y avait, sur une étoile, une planète, la mienne, la Terre, un petit prince à consoler ! Je le pris dans les bras. Je le berçai. Je lui disais : La fleur que tu aimes n'est pas en danger... Je lui dessinerai une muselière, à ton mouton... Je te dessinerai une armure pour ta fleur... Je... Je ne savais pas trop quoi dire. Je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre... C'est tellement mystérieux, le pays des larmes."





# Posté le jeudi 23 octobre 2008 14:13

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:40